le vampire argentique  posté le mercredi 13 février 2008 17:50

Blog de anna2-blog : fiction, le vampire argentique

Cela fait des heures que je suis coincé dans cet avion qui m’amène aux Maldives. Coincé entre une quinqua dégoulinante de graisse et un ado qui depuis qu’il s’est larvé sur son siège, roupille. J’aimerai bien dormir moi aussi mais les drogues que j’ai avalé pour dormir, n’ont aucun effet. Je regarde le ballet des hôtesses. Leurs culs ondulants dans les allées étroites. Je pense à Fiona. C’est ma patronne et ma maîtresse. Elle m’a sorti de l’impasse dans laquelle je m’étais fourré.  J’errais de foyer en foyer. Depuis que je m’étais réveillé en train de baiser ma salope de mère, j’avais fuit la maison. Elle s’était pris d’un amour un peu trop charnel lorsque j’avais atteint l’adolescence et malgré mes refus et mon dégoût de la retrouver quasiment chaque matin dans mon pieu, elle avait fini par obtenir ce qu’elle voulait.

J’ai rencontré Fiona lors d’un vernissage. Je suis photographe. Elle dirige un magazine people. Un de ces torchons qui font et défont en un article des carrières bâties toute une vie durant. Je rêve d’exposer dans les plus grandes galeries des plus grandes capitales, mais en attendant, je me contente de faire le paparazzi pour son magazine.

J’ai 23 ans mais il me semble que cela fait une éternité que je traine ici-bas…

 

Il faut que je détende mes jambes, je n’en peux plus. Je décide de m’étirer. Je cambre les reins...humm…la posture me fait du bien, mes bras sont dépliés au dessus de ma tête. J’ai du soupirer d’aise car à ce moment précis ma voisine bouge. Glissant un regard vers elle, je constate qu’elle me détaille. Rien que l’idée que cette femme fantasme en m’imaginant nu ou pire encore, me donne la nausée.

 

Je me recroqueville rapidement tout en la traitant mentalement de salope.

 Puis je ferme les yeux. Mon esprit m'entraîne dans un monde sombre et glauque. Un monde tout aussi effrayant qu’attirant. Je sens monter en moi la nausée. Le dégoût. Je déteste avoir ce genre de pensées mais je ne peux rien y faire, elles s’imposent à moi. 

Je termine dans les toilettes, mon sexe à la main, essayant d’évacuer mes pensées sombres, mais l’endroit me glace autant le corps que l’esprit. Jamais lieu fut aussi peu adapter à la masturbation.

 Je retourne m’assoir.

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...  posté le vendredi 15 février 2008 19:16

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Pendant ce temps, sur l’atoll où Tom devait séjourner, Bill se prélassait sur la plage.Allongé sur le sable, il savourait la douceur de son contact sous la paume de ses mains qu’il promenait en un mouvement sensuel.Le bruit d’un hors bord au large le sortit de sa torpeur. Il se redressa négligemment sur un coude, remis ses énormes lunettes de soleil et alluma une cigarette.D’instinct, il tourna la tête vers la droite. Il sentait toujours lorsqu’il devenait l’objet d’attentions particulières. Il faut avouer que depuis l’adolescence, il avait eu droit à un sacré entrainement.Il avait deviné à cette époque que son look d’androgyne avait le pouvoir de troubler hommes et femmes.Sans complexe il en avait usé, voir  abusé.C’est en quelques sortes grâce à ça qu’il se retrouvait là aujourd’hui.Faire la pute, ça paie  pensa-t-il en recrachant la fumée de  sa cigarette.

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...  posté le vendredi 15 février 2008 19:20

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Mon premier contact avec les Maldives fût chaud.une trentaine de degré.Je n’avais qu’une envie, ôter mon jean, qui me collait à la peau. Je sentais la sueur le long de ma colonne vertébrale. Si je ne me changeais pas rapidement, mon corps entier se transformerait en ruisseau géant.Le transfert en hydravion me sembla durer une éternité.Une fois les clefs de mon bungalow en main, je me ruais dans la salle de bain. Tandis que je sentais l’eau sur ma peau, je pris le temps de regarder le lieu où j’allais séjourner.La salle de bain était une pièce à ciel ouvert. Les murs étaient recouverts de végétation. J’avais l’impression de me laver en plein cœur de la jungle.Une serviette nouée autour de la taille, les dreads dégoulinants le long de mon dos, je vérifiais mon matos.Tout était ok.Demain, je commençais mon travail. Mais là, j’avais envie de me plonger dans l’eau turquoise de l’océan indien. 

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...  posté le vendredi 15 février 2008 19:25

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Plonger dans l’eau tiède, un véritable délice.

 

Je me sentais revivre.

 

Pendant que je barbotte, une idée me traverse l’esprit…y a-t-il des filles, majeures de préférences, sur ce mouchoir de poche ???

 

La meilleure façon d’obtenir une réponse est d’aller vérifier par moi-même.

 

Je prends tout de même le temps de poser mon c** sur le sable chaud et j’allume une clope.

 

Je regarde l’horizon.

 

J’écrase mon mégot dans le sable lorsqu’une voix m’interpelle :

 

« Fais pas ça ! » -je tourne la tête vers la voix

 

« Tu me parles ? »

 

« Oué, fais pas ça. C’est dégueulasse »

 

« Vraiment ? » dis-je en continuant d’enterrer mon mégot.

 

Je vois bien que mon geste l’agace, donc je continue. Pour qui il se prend ce…cette tafiole ?

 Sans lui jeter un regard, je me lève et je pars, lui laissant mon mégot en souvenir de moi.
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...  posté le vendredi 15 février 2008 19:27

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La nuit est tombée sur l’île. Je suis au bar. Tranquille. Cela fait quelques minutes que j’observe le ballet d’une serveuse couleur pain d’épice. Ses hanches glissent entre les tables. Elle ondule sensuellement. Alors que mes yeux sont rivés sur son corps, l’arrivée d’une brune, de blanc vêtue, m’hypnotise.Cheveux noirs, mi-longs, les yeux charbons, les lèvres légèrement brillantes.Tout à fait mon genre.

Son regard parcourt l’assemblée. Se pose sur moi. Elle vient dans ma direction.

 Je dégaine « mon sourire qui tue ».Si tout va bien, ce soir, la brune, sera dans mon lit.Mon verre à la main, je la mate.Arrivée à ma hauteur, elle s’empare d’un objet dans sa poche et, à ma grande stupeur, le jette dans mon verre.Mon mégot !!!!En un éclair, mon sourire s’efface.Ce n’est pas possible, cette main, ces ongles vernis en noir, j’ouvre la bouche pour parler mais il me coupe la parole.

Je lui balancerais bien mon verre à la gueule mais je dois faire profil bas et éviter de me faire remarquer.

 

Puis en me souriant il dit :

 

« Je m’appelle Bill »

 Et là, il tourne les talons et va rejoindre une femme qui semble avoir l’âge de sa mère grâce à son lifting et ensemble, se dirigent vers le restaurant.
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