Cela fait des heures que je suis coincé dans cet avion qui m’amène aux Maldives. Coincé entre une quinqua dégoulinante de graisse et un ado qui depuis qu’il s’est larvé sur son siège, roupille. J’aimerai bien dormir moi aussi mais les drogues que j’ai avalé pour dormir, n’ont aucun effet. Je regarde le ballet des hôtesses. Leurs culs ondulants dans les allées étroites. Je pense à Fiona. C’est ma patronne et ma maîtresse. Elle m’a sorti de l’impasse dans laquelle je m’étais fourré. J’errais de foyer en foyer. Depuis que je m’étais réveillé en train de baiser ma salope de mère, j’avais fuit la maison. Elle s’était pris d’un amour un peu trop charnel lorsque j’avais atteint l’adolescence et malgré mes refus et mon dégoût de la retrouver quasiment chaque matin dans mon pieu, elle avait fini par obtenir ce qu’elle voulait.
J’ai rencontré Fiona lors d’un vernissage. Je suis photographe. Elle dirige un magazine people. Un de ces torchons qui font et défont en un article des carrières bâties toute une vie durant. Je rêve d’exposer dans les plus grandes galeries des plus grandes capitales, mais en attendant, je me contente de faire le paparazzi pour son magazine.
J’ai 23 ans mais il me semble que cela fait une éternité que je traine ici-bas…
Il faut que je détende mes jambes, je n’en peux plus. Je décide de m’étirer. Je cambre les reins...humm…la posture me fait du bien, mes bras sont dépliés au dessus de ma tête. J’ai du soupirer d’aise car à ce moment précis ma voisine bouge. Glissant un regard vers elle, je constate qu’elle me détaille. Rien que l’idée que cette femme fantasme en m’imaginant nu ou pire encore, me donne la nausée.
Je me recroqueville rapidement tout en la traitant mentalement de salope.
Puis je ferme les yeux. Mon esprit m'entraîne dans un monde sombre et glauque. Un monde tout aussi effrayant qu’attirant. Je sens monter en moi la nausée. Le dégoût. Je déteste avoir ce genre de pensées mais je ne peux rien y faire, elles s’imposent à moi.
Je termine dans les toilettes, mon sexe à la main, essayant d’évacuer mes pensées sombres, mais l’endroit me glace autant le corps que l’esprit. Jamais lieu fut aussi peu adapter à la masturbation.
Je retourne m’assoir.






